Au cours des trois dernières années, quels travaux avez-vous confiés à l’AFM?
«Il s’agissait essentiellement de chantiers de soins, dans un massif forestier de la vallée de la Brévine. Le travail visait à limiter, à certains endroits, le recrû naturel du hêtre. Depuis 1997, nous poursuivons ici des objectifs de conservation du Grand Tétras. Malgré sa disparition en 2014, nous continuons cette gestion spécifique en faveur de la Gélinotte des bois et de la Bécasse des bois.»
Quelles sont vos motivations à travailler avec nous?
«D’abord pour vos compétences spécialisées, car celles-ci sont nécessaires pour les chantiers forestiers. Certes nous bénéficions d’autres soutiens pour l’entretien de nos réserves, souvent grâce à des bénévoles, mais cela se passe rarement en forêt.
Puis ce qui me plaît particulièrement dans votre travail, c’est l’expérience inoubliable que vivent ces jeunes. Ils ne sont pas habitués à évoluer dans cet environnement. Après une journée entière passée dehors, une cisaille en mains, même sales et confrontés à des conditions météorologiques difficiles, ces jeunes repartiront, je l’espère, avec de précieuses connaissances sur la forêt.»
Donc en 2026, nous allons à nouveau collaborer?
«Pro Natura n’a pas pour unique but la conservation de la biodiversité, mais elle vise également l’éducation à l’environnement. Vous poursuivez aussi vos propres objectifs. Si nous réunissons toutes ces finalités, nous constatons qu’un tel projet les remplit toutes. C’est une situation gagnantgagnant, et c’est pour cela que oui, nous allons continuer.»
«C’est une situation gagnant-gagnant, et c’est pour cela que oui, nous allons continuer!»
Entretien avec Antonin Jaquet, responsable des réserves de Pro Natura
Autres mandats biodiversité
Bon nombre de nos travaux apportent une contribution précieuse à la biodiversité. Outre les associations de protection de la nature, nos mandants peuvent être des services cantonaux de protection de la nature ou des triages forestiers.
Renaturation d’une tourbière dans l’Oberland bernois
À Chaltenbrunnen au-dessus de Meiringen, nous avons réduit l’écoulement des eaux du Grand Marais par la pose de troncs d’arbres, ceci pour le compte de l’Office de l’agriculture et de la nature du canton de Berne. Cette mesure contribue à la préservation de l’état naturel de la tourbière.
Entretien de pâturages dans le Jura bâlois
Sur un versant sud près de Wasserfallen, nous avons ouvert des passages pour la faune, dans le cadre d’un projet de protection de la nature mené par le triage forestier de Frenkentäler. Nous avons également favorisé la croissance d’épineux pour le Guêpier d’Europe.





